FACE A LA GREVE DE LA COSEF-CI :« Tout enseignant qui se mettra en grève, va assumer les conséquences ; trop, c’est trop », kandia Camara.


Un mois après la suspension de sa grève à l’effet d’exiger du gouvernement l’amélioration des conditions de vie et de travail dont les primes de logements, la coalition des syndicats du secteur éducatif /formation de Côte d’Ivoire (COSEF-CI) a décidé de remettre le couvert. Un arrêt des cours de quatre est annoncé dès demain mardi 14 mai 2019 sur toute l’étendue du territoire. D’où la réaction du ministre Kandia Camara : « Trop c’est trop ».


En effet, le ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, Kandia Camara, est excédée par les grèves à répétition dans l’enseignement secondaire et primaire dont elle est en charge. Elle ne passe pas par quatre chemins pour traduire son agacement.

« J’interpelle Pacôme Attaby et ses camarades devant la presse. Je leur demande de revenir à la table de négociation s’ils veulent continuer leur travail d’enseignant », a menacé la ministre Kandia Camara le dimanche 12 mai dernier à Ouragahio, à l’occasion de la visite de chantiers de développement en cours dans ladite ville. Ajoutant même que « tout enseignant qui se mettra en grève à partir de cette date (NDLR :14 mai 2019), va assumer les conséquences ». Et d’exprimer son ras-le-bol :  « trop, c’est trop »  

C’est le lieu d’indiquer à l’occasion d’une assemblée générale en date du 8 mai 2019, la COSEF-CI et ses démembrements, après une suspension de plus d’un mois, ont décidé de paralyser l’école ivoirienne par une grève de quatre jours. Et ce, à partir de demain mardi 14 mai 2019.  Et pour cause : « la majeure partie des revendications soumises au gouvernement et au Ministère technique en charge de l’éducation nationale n’ont pas été traité à ce jour », a dénoncé l’AG du 8 mai. Pourtant, a aussi regretté Pacôme Attaby à cette AG « si la faitière des enseignants a accepté de suspendre le 23 mars 2019 son mot d’ordre d’arrêt de travail pour une période d’un mois, c’était dans l’optique de faire place à la négociation demandée par le Premier Ministre. 15 jours après le terme du moratoire convenu entre les deux parties, aucune décision majeure n’a été prise pour répondre véritablement aux revendications des enseignants ».


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C’est fort de ce constat que Pacôme Attaby, porte-parole de la COSEF-CI et ses démembrements ont annoncé la reprise de la grève à la veille des examens à grand tirage dont le premier, l’entrée en sixième, se tiendra le 6 juin 2019.

Il faut souligner qu’outre la COSEF-CI, la Coordination Nationale des Enseignants et chercheurs des universités (CNEC) entre à nouveau en grève le lundi 20 mai 2019, pour revendications non satisfaites aussi malgré la suspension de la grève qui a avait conduit son secrétaire général Zamina Kouassi en prison.

Au demeurant, la COSEF-CI et ses membres demandent au gouvernement d’Amadou Gon Coulibaly la revalorisation de leur indemnité de logement, la revalorisation des primes liées aux corrections des copies des examens scolaires et le paiement des salaires dus aux ex-contractuels. Sur tous ces points, le porte-parole de la COSEFCI a confirmé qu’aucun accord n’avait été trouvé avec le gouvernement. Toutes choses qui inclinent les syndicalistes à décider de la reprise de la grève pour ce 14 mai 2019.


Ousseni Sawadogo

(Civnews225redaction@gmail.com)

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