APRES NESTOR DAHI (EDS), VALENTIN KOUASSI (JPDCI) INTERDIT DE MEETING : « Le RHDP veut bâillonner l’opposition à travers sa jeunesse », dénonce la JPDCI Urbaine.


Le Président Valentin KOUASSI est le président du Bureau Exécutif de la JPDCI Urbaine. Après un meeting à Agboville, il a été convoqué par la Gendarmerie à travers sa section de recherches. Parti répondre à cette convocation le 1er juillet, il a été gardé en détention à l’intérieur de la Caserne d’AGBAN jusqu’au lendemain avant sa comparution devant le Procureur de la République qui l’a inculpé pour « troubles à l’ordre public » et libéré sous contrôle judiciaire avec de sévères restrictions de ses libertés. Une situation qui n’est pas du goût de la JPDCI qui prend ici l’opinion nationale et internationale à témoin. Tout en dénonçant le fait « le délit à lui reproché n’étant pas constitué, dans la mesure où aucun fait ou situation de troubles, de casses n’ait été enregistré relativement aux propos tenus par le Président Valentin KOUASSI », la JPDCI crie à la violation de la Constitution et des droits constitutionnels de Valentin KOUASSI. Au-delà la JPDCI met cette condamnation de son président en relation avec celle de Nestor DAHI de EDS et condamne la volonté du RHDP de museler l’opposition.


CI-DESSOUS LA DECLARATION DE LA JPDCI URBAINE


A l’occasion de la tournée nationale du Bureau Exécutif de la JPDCI-RDA urbaine, le Président Valentin KOUASSI a animé un meeting le 23 juin dernier à ADZOPE.

S’adressant à ses compagnons d’Adzopé, le Président Valentin KOUASSI affirmait, faisant allusion à la volonté du gouvernement de ne pas reformer la Commission Electorale Indépendante (CEI) conformément à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme « Jeunes, je vous engage à vous tenir prêts et à rester à l’écoute du mot d’ordre du parti afin de prendre votre destin en main ».

Suite à ce meeting, le régime d’Abidjan à travers la Section de Recherches de la gendarmerie nationale a convoqué le Président Valentin KOUASSI pour affaire le concernant.

Parti répondre ce lundi 01 juillet après s’être fait représenté le vendredi 28 par son conseil juridique, le Président Valentin KOUASSI s’est présenté à l’audition dès 9h00.

A l’issue des auditions, il a été gardé en détention à l’intérieur de la Caserne d’AGBAN jusqu’au lendemain avant sa comparution devant le Procureur de la République.


« Le Bureau National voudrait se réjouir du retour parmi les siens du Président Valentin KOUASSI, féliciter les acteurs ayant favorisé cette situation »


Entendu par le Procureur ce mardi 02 juillet en fin de journée, il a été inculpé pour « troubles à l’ordre public » et libéré sous contrôle judiciaire avec de sévères restrictions de ses libertés.

A la lumière de cette décision de justice, le Bureau National voudrait d’une part :

Se réjouir du retour parmi les siens du Président Valentin KOUASSI, féliciter les acteurs ayant favorisé cette situation à savoir le Conseil juridique avec à sa tête Me SUY BI, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA chargé des Affaires Juridiques

Encourager Me SUY BI et son conseil à prendre très rapidement les dispositions pour rétablir dans tous ses droits, le Président Valentin KOUASSI ainsi que les autres structures spécialisées du PDCI-RDA.

Et d’autre part, s’étonner devant une telle décision qui vient non seulement relancer la question sur la partialité de la justice ivoirienne mais bien plus celui de la liberté d’expression et d’opinion.

Car cette décision nie totalement ses droits fondamentaux de liberté de citoyen en violant gravement les dispositions de la Loi Fondamentale en son article 19 alinéa 1 et 2 stipulant ce qui suit : « La liberté de pensée et la liberté d’expression, notamment la liberté de conscience, d’opinion philosophique et de conviction religieuse ou de culte, sont garanties à tous. Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées. Ces libertés s’exercent sous la réserve du respect de la loi, des droits d’autrui, de la sécurité nationale et de l’ordre public»

Et l’article 20 alinéa 1 de notre constitution de préciser que : « Les libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifiques sont garanties par la loi ».

Or, le délit à lui reproché n’étant pas constitué, dans la mesure où aucun fait ou situation de troubles, de casses n’ait été enregistré relativement aux propos tenus par le Président Valentin KOUASSI.

Alors comment peut-on se permettre un tel verdict dans de telles conditions ?

Par ailleurs, le Bureau National considère que ces interpellations et arrestations devenues l’unique moyen d’expression du régime RHDP au pouvoir, ne visent qu’un seul but : bâillonner l’opposition ivoirienne à travers sa jeunesse.


« L’institution judiciaire, les services de police, gendarmerie sont devenues des organes du RHDP reniant ainsi leur vocation d’utilité public !... Le RHDP et son Président sont entrain de ruiner notre espoir de voir naître une Côte d’Ivoire plus démocratique au détriment de la consolidation d’un Etat voyou où les droits de l’Homme sont bafoués » 


Rappelant que monsieur Nestor Dahi président de la jeunesse EDS, parti d’opposition fut interpellé il y a quelques jours et au cours d’une procédure, il lui a été interdit toute activité politique sur l’étendue du territoire national.

Avec de tels agissements dignes des pires dictatures, le RHDP et son Président sont entrain de ruiner notre espoir de voir naître une Côte d’Ivoire plus démocratique au détriment de la consolidation d’un Etat voyou où les droits de l’Homme sont bafoués !

Puisque la liberté d’expression n’existe plus,

Puisque la liberté d’opinion différente de celle du RHDP donne droit à la prison,

Puisque l’institution judiciaire, les services de police, gendarmerie sont devenues des organes du RHDP reniant ainsi leur vocation d’utilité public !

Des lors, le RHDP se rend coupable de tentative de confiscation du pouvoir et apôtre de l’instabilité sociopolitique de la Côte d’ivoire.

Le Bureau National exige sans autre forme de procédure, la levée immédiate des restrictions iniques imposées au Président Valentin KOUASSI !

Et appelle à la responsabilité du régime d’Abidjan de se conformer aux instruments internationaux des Droits de l’Homme et démocratie dont l’Etat de Côte d’Ivoire est signataire. Il s’agit notamment de la Charte Africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance et du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance !

En clair, le Bureau National tient non seulement le RHDP pour responsable du climat délétère et de tension actuel mais aussi pour tout ce qui adviendrait dans notre pays du fait de ses pratiques rétrogrades marquées par les emprisonnements systématiques !


Fait à Abidjan, le 08 juillet 2019 Le BUREAU EXECUTIF NATIONAL DE LA JPDCI-RDA URBAINE

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