DEPUIS PARIS : Guillaume Soro assène ses vérités au régime Ouattara qu’il tourne en dérision


L’ex Président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire, en bisbille avec ses anciens amis du RDR, a échangé à Paris le 10 août dernier avec la diaspora ivoirienne en Europe. C’était au cours du Crush-GSK. L’occasion pour lui du rompre le silence qu’il s’est imposé depuis les assises de l’association parlementaire de la francophonie à Abidjan en mai dernier.  « J’ai 47 ans révolu. Je vais assumer mon destin. Je ne serai sous la tutelle de personne. Un enfant qui reste dans la maison de son père à 47 ans, c’est un vaurien », a-t-il soutenu.


En effet, à Paris où il séjourne depuis un moment, Guillaume Soro a rompu le silence pour croquer avec ses hôtes l’actualité ivoirienne. Tout en indiquant que d’ici à septembre 2019 quelque chose va se passer, Guillaume Soro laisse entrevoir son tout prochain défi : mettre le cap sur la coordination des mouvements et partis politiques qui le soutiennent et qu’il entend regrouper dans un ensemble ‘’GPS’’, le fer de lance de son combat pour la présidentielle de 2020.  


« J’ai 47 ans révolu. Je vais assumer mon destin. Je ne serai sous la tutelle de personne. Un enfant qui reste dans la maison de son père à 47 ans, c’est un vaurien »


En attendant, Guillaume Soro s’est offert une stigmatisation du déficit de liberté sous le régime Ouattara.  « Je ne suis pas Rhdp, parce que ce que le Rhdp est en train de faire, menacer les gens pour militer, je n’ai jamais vu ça. Quand tu n’es pas Rhdp, on ferme ton compte, on met les impôts sur ton dos, on détruit des vies. Ce n’est pas acceptable. Je ne peux pas accepter çà. Mon cerveau ne comprend pas çà. Il dit non à çà. C’est pourquoi j’ai décidé de partir », explique l’ancien Premier ministre ivoirien, non sans dénoncer l’arrogance de ses ex-camarades au pouvoir.

« Ceux qui pensent que je me suis trompé, je le leur concède. Le temps nous dira, mais moi je pense que pour la Côte d’Ivoire là, arrêtons d’être arrogants, d’employer certains mots, parce que certains mots, comme au Rwanda, conduisent toujours aux mêmes maux. (…) Je ne comprends pas l’arrogance qui s’est saisie actuellement de nos dirigeants … Ceux qui disent que Guillaume a changé, c’est eux qui ont changé de lunettes. Sinon, depuis l’université, je suis sur mes positions. Je n’accepterai pas la dictature d’où qu’elle vienne », a-t-il martelé.

Avant d’ajouter « J’ai 47 ans révolu. Je vais assumer mon destin. Je ne serai sous la tutelle de personne. Un enfant qui reste dans la maison de son père à 47 ans, c’est un vaurien »


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Evoquant la recomposition de la commission Electorale indépendante (CEI), Guillaume Soro croit savoir que le président Ouattara finira par rouvrir le dialogue avec l’opposition. « Quand on est président, on ne ferme pas la porte au dialogue. Quand on est au pouvoir, ce n’est pas pour broyer l’opposition ».

Par ailleurs et évoquant l’armée ivoirienne et le défilé du 7 août et l’étalage par le pouvoir de la puissance militaire acquise, Guillaume Soro, en rupture de ban avec le régime de Ouattara, a eu ces mots de dérision : « ces armes-là sont pour lui (Alassane) aujourd’hui. On lui dit merci. Qu’il achète beaucoup. Comme ça quand nous (Soro) allons venir au pouvoir en 2020, on aura plus besoin d’investir dans l’armement parce que Alassane aura déjà acheté suffisamment ».

Pour lui aucune personne n’est immortelle tout comme aucun régime n’est éternel. « On n’est pas immortel, on n’est pas éternel non plus », a-t-il dit. « Quand je regardais le défilé du 7 août 2019, je me suis dit qu’il faut que je dise merci à Alassane pour avoir acheté tout cet armement pour moi », a-t-il conclu.  


Aristide YAHAULT

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DEPUIS PARIS : Guillaume Soro assène ses vérités au régime Ouattara qu’il tourne en dérision

par Civnews. net temps de lecture: 3 min
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