CÔTE D’IVOIRE/ EROSION COTIERE/ GOLFE DE GUINEE : Pourquoi les dirigeants africains doivent incessamment agir


Toute la région côtière du golfe de Guinée est aujourd’hui menacée par les eaux, notamment les mégapoles, comme Lagos (Nigeria) et Alexandrie (Egypte) qui, risquent premièrement d’être submergées avant la fin même de ce siècle, a annoncé France infos.


Tout cela, est certainement dû au changement climatique auquel nous sommes confrontés ces dernières années. De ce fait, Lagos et Alexandrie, ces deux mégapoles situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer et qui subissent déjà des inondations massives, pourraient même disparaître avant la fin du siècle.

Et c’est toute la région côtière du golfe de Guinée qui est concernée. Du Nigeria au Togo, en passant par la Côte d’ivoire, c’est tout le littorale qui se trouve menacé par ce fléau. « Si rien n’est fait, nous aurons une perte de plus de 30% de nos terres agricoles en front de mer, les infrastructures côtières subiront aussi ces effets négatifs », a affirmé le directeur du programme du développement durable du Programme des nations unies pour le développement (PNUD), Dr Selly Camara.

Quant au dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat (GIEC), il a clamé à court terme l’édification de digues comme la seule action rapide pour atténuer les conséquences de la montée des eaux, à condition bien sûr, d’investir “des dizaines de milliards de dollars par an”. Pas sûr, que les gouvernements africains soient prêts à franchir ce cap. Pourtant les risques sont bien là.

En attendant l’éveil collectif des consciences, l’urgence est que la Côte d’Ivoire se trouve à la merci des eaux, sans défense, et réciproquement sans réelle stratégie.


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Et le cas de Lahou-Kpanda (Grand-Lahou), pour ne citer que celui-ci, en est un point majeur. Ce petit village, situé à 150 kilomètres à l’ouest d’Abidjan, est menacé de disparition en raison de l’avancée de l’océan.

C’est  un spectacle affligeant qui s’offre aujourd’hui à tous, avec des habitations détruites, des arbres déracinés, des tombes ravagées avec les corps emportés par les vagues. Une véritable désolation !
Ces habitants, à majorité des pêcheurs, n’ont d’autre choix que de délocaliser, au risque de s’attendre au pire.

Si le gouvernement ivoirien, afin de prendre à bras le corps le problème, a annoncé le démarrage par le biais du ministère de l’Environnement, le démarrage du projet WACCA, Programme régional pour la résilience des zones côtières ouest-africaines financé par la Banque mondiale, il semble toutefois que les choses trainent encore le pas.
Une chose est sure pour les scientifiques, si des mesures drastiques ne sont pas prises immédiatement pour contrer le fléau, le niveau des eaux montera d’environ un mètre et plus encore d’ici la fin du siècle.

Une situation qui, sans doute ne fera l’affaire des pays africains, en majeur partie démunies et en proie aux risques. « Nous devrions également envisager d’investir dans des logements abordables, des écoles ou encore des hôpitaux à l’intérieur des terres, plutôt que de gaspiller de l’argent dans des infrastructures côtières coûteuses, comme les digues », affirment les experts du GIEC.


Jean Cyriel Ahoussou

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CÔTE D’IVOIRE/ EROSION COTIERE/ GOLFE DE GUINEE : Pourquoi les dirigeants africains doivent incessamment agir

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