CÔTE D’IVOIRE/ DEFORESTATION : Un an après la présentation de la nouvelle politique forestière, le gouvernement semble être sur la bonne voie.


Après la présentation en Décembre 2018, de la nouvelle politique forestière et l’état d’avancement de la mise en œuvre du cadre d’action commune de l’initiative cacao et forêts, par le Ministère en charge de ce secteur, des points positifs semblent démontrer de la bonne voie gouvernementale dans la mise en œuvre de sa politique de préservation des forêts.


En effet, ladite politique dont le premier axe majeur est la préservation de la biodiversité, semble bien mis en application. Notamment par le projet pilote de surveillance spatiale de la forêt classée du Cavally avec la technologie satellitaire STARLING.

Cette forêt qui, en janvier 2018 affichait une superficie de déforestation de 1.474 hectares, est passée en juin dernier à 102 hectares. L’information a été donné par le Directeur général de la Société de développement des forêts de côte d’ivoire (SODEFOR), le Colonel Mamadou SANGARE, lors de la cérémonie de présentation des résultats (janvier 2018 – juin 2019) dudit projet.

La surveillance satellitaire STARLING a permis, entre autres, de pouvoir détecter tous les changements sous la canopée, ce qui était le véritable problème. L’innovation technologique a fourni des informations cruciales pour lutter contre la déforestation provoquée par les exploitants plantant du cacao dans la forêt.

Si cette technique a marché pour le Cavally, elle peut aussi marcher pour les autres qui, on ne le dira jamais assez sont aussi en proie à une forte déforestation.

Parce qu’il faut le dire, le pays fait malheureusement partie des mauvais élèves en termes de conservation des forêts. La Côte d’Ivoire a l’un des taux de déforestation les plus rapides au monde.  Avec une couverture forestière de 16 millions d’hectares dans les années 60, la Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui de moins de 2,5 millions d’hectares.


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 Et la principale cause de ce recul reste l’agriculture extensive du cacao. L’ONG internationale Mighty Earth a même estimé à cet effet, qu’environ 40% du cacao ivoirien était cultivé dans des zones protégées. Une situation qui laisse bien entrevoir la menace que cette technique fait peser sur les forêts, fortement réduit.

Alors la recherche de solutions pour inverser cette tendance doit être encouragée, si l’on ne veut pas voir le couvert forestier disparaitre.
Et s’il y a un point majeur sur lequel les cultivateurs s’accordent, c’est bien qu’« on peut faire de la culture en dehors des forêts ». Et pour des questions de compétitivités et de mieux être des planteurs, il faudrait forcement parvenir à la transformation et amener dans cette lancée une partie des ressources humaines du secteur traditionnel de production vers celui de la transformation.

Sans toutefois omettre de répondre aux besoins liés aux agents des eaux et forêts, en proie à un fort déficit. Car pour une forêt comme celle du Cavally, qui enregistre une superficie de 67.596 hectares, elle dispose de moins de 20 agents pour assurer sa sécurité.

Dans un monde dominé par les effets du réchauffement climatique, la préservation des forêts doit demeurer une priorité si l’on ne veut pas s’exposer aux effets néfastes de la pollution de l’air. Il incombe donc à tous (gouverneur et gouvernés), chacun à son niveau, de travailler dans ce sens.


Jean Cyriel Ahoussou

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