CÔTE D’IVOIRE : Le Tramadol « la cocaïne du pauvre » de plus en plus prisé en Cote d’Ivoire


A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la drogue qui s’est déroulée le 28 octobre 2019 à Abobo, les révélations laissent sans voix. En fin Septembre 2019, près de 280,258 Kg de Tramadol ont été saisi sur le sol ivoirien.


Le Tramadol aussi appelé Tramol ou même « la cocaïne du pauvre » en raison de son cout très bas et facile d’accès. Avec ses effets proches de la morphine, le Tramadol est un antidouleur, un opiacé synthétique, qui aurait des vertus au niveau de l’alimentation, de la sexualité, etc.  En Afrique de l’Ouest, il n’est pas seulement vendu en officines pharmaceutiques mais aussi, et le plus souvent dans des endroits hors normes et à des dosages non autorisés.

Généralement prescrit par un médecin avec une dose normale, le Tramadol est devenu très populaire en Afrique surtout au niveau de la jeunesse qui en abuse et encore plus sans prescription médicale. Or quand il est utilisé à forte dose, il peut causer d’énormes dégâts à l’organisme.

C’est un médicament au départ, fabriqué en Inde. Cependant lors des transits de ce médicament, il est de plus en plus détourné par les trafiquants.

Lorsque le Tramadol est utilisé en grande quantité, il devient un stupéfiant. C’est en cela que les chiffres donnés sur le pourcentage de consommation de ce médicament, par le Secrétaire général du Comité interministériel de lutte anti-drogue (CILAD), Krouma Mamadou, ont créé l’effroi au niveau de l’assistance l’assistance dans la salle de conférences de la mairie d’Abobo ce lundi 28 octobre dernier.

Cette situation qui prévaut en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire, devient donc critique car pour la Côte d’Ivoire qui, en plus d’être un pays de transit, est passée à la commercialisation et à la consommation. Situation qui est d’autant plus grave pour la jeunesse qui est la plus touchée par ce fléau de grande envergure.

La commercialisation du Tramadol traduit de « cette économie parallèle et criminelle… qui finance le terrorisme, qui engendre la corruption et le blanchiment des capitaux » a déploré le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Diomandé Vagondo.

Il faut rappeler que les services ivoiriens de luttes  contre la drogue avaient effectué d’autres saisies antérieures notamment en 2018 (44,068 tonnes) de ce produit contre 26,12 tonnes en 2017.


Estelle N’GUESSAN

CÔTE D’IVOIRE : Le Tramadol « la cocaïne du pauvre » de plus en plus prisé en Cote d’Ivoire

par Civnews. net temps de lecture: 2 min
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